@ Bruno Villalba
Senior Lecturer in Politics at Sciences Po. Lille. Member of the Ceraps (Lille Center for Politics and Administration, CNRS).
His areas of research are Political Ecology, Sustainable Development
(director of the Reading Committee of the digital review Sustainable Development And Territories),
and the uses of the Information and Communication Technologies (ICTs).

Trois axes animent le travail de recherche : la sociologie de l’environnement, une sociologie des partis minoritaires et des comportements marginaux et l’analyse des modalités d’usages des Technologies de l’information et de la communication dans les espaces militants et dans la politique de régulation des Etats.

Sociologie de l'environnement (épistémologie, écologie politique, développement durable)

Sociologie des partis minoritaires et des comportements marginaux (Verts, FN, petits partis, désobéissance)

Technologie de l'information et de la communication (usages militants, espace public)

 

Loin de constituer une simple question additionnelle des politiques publiques, l’environnement peut constituer un élément central dans le questionnement des formes d’organisation sociales et des orientations générales des politiques publiques. Ces recherches ont été entreprises à la suite du travail de doctorat (thèse sur l’identité des Verts) où il m’est apparu que la question environnementale permettait de construire une grille d’analyse des conditions générales de production du politique dans nos sociétés. Il s’agissait de prendre en considération l’environnement non plus comme un support de vérification des questionnements classiques de la sociologie politique (sur les mobilisations, les politiques publiques, etc.) mais de l’examiner comme un objet suffisamment autonome en soi pour aboutir à une reformulation des méthodologies jusqu’ici utilisées pour l’appréhender

Les travaux portent sur une analyse de la structuration de l'identité politique des Verts, et de la sociologie électorale de ce parti.

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Analyses du parti "Les Verts" : Liste des travaux et publications sur l'écologie politique

Archives du Groupe d'Etudes sur les Mouvements Ecologistes

Archives de l'atelier ECPR, 2000 Denmark, "New forms of political participation: activism in green and alternative parties", Sous la direction de Dr Florence Faucher, (Lecturer in politics , Department of Politics , Stirling University  - Stirling FK9 4LA, Scotland) et Bruno Villalba. Since the 1970s, new parties have emerged on the political scene. They make policy demands and challenge traditional forms of participation but they have had difficulties resisting institutionalisation. More than any other party, these organisations face the paradox of participation. The workshop will aim at understanding and explaining the reasons why a number of Western citizens have decided to create new organisations. The motives and characteristics of political involvement in parties claiming they offer an alternative way of practising politics will be analysed as well as at the meaning given by party members to their activisms.


Développement durable

Les recherches portent sur les politiques territoriales de développement durable. Réflexions à la fois empiriques et critiques sur les modes de diffusion, d'appropriation et de professionnalisations du DD.

Ces recherches s'inscrivent dans une collaboration au Réseau DDTF, depuis 1999.

Réseau Développement durable et territoires

Co-animation du Sémininaire Interdisciplinaire du développement durable (MESHS) avec B. Zuindeau. Séance mensuelle, approche interdisciplinaire sur les problématiques du DD (économie, droit, science politique, etc.)

Revue Développment durable et territoires

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Principales publications dans ce domaine:

Villalba Bruno (dir.), 2009, Appropriations du développement durable: émergeces, diffusions, traductions, Lille, Presses Universitaires du Septentrion.

Tatiana Muxart, Franck-Dominique Vivien, Bruno Villalba, Joëlle Burnouf (Coordinateurs scientifiques), 2003, Des milieux et des hommes : fragments d’histoires croisées, Paris, Elsevier
De l'homme subissant les lois de la nature à l'homme aménageant le milieu, de l'homme surexploitant les ressources terrestres à l'homme prônant le développement écologiquement soutenable, l'histoire déroule sur la longue durée les tribulations des relations des sociétés avec leurs environnements. Bien souvent, le regard s'attarde sur des « impacts » des hommes sur le milieu ou, à l'opposé, des « contraintes » imposées par ce dernier au développement des milieux humains. L'esprit de cet ouvrage est autre et son intérêt est de montrer que, au delà de l'étude de cas de sociétés vivant et utilisant des milieux variables dans le temps et l'espace, il y a place pour une compréhension des relations liant les systèmes naturels et sociaux. Les recherches présentées mettent en évidence un jeu complexe d'adaptation et d'ajustement réciproques. Des milieux et des hommes : fragments d'histoires croisées ; par ce titre, les auteurs nous invitent à revisiter le paradigme nature-culture. Du bocage de l'Ouest français aux montagnes du Népal, du Brésil contemporain au Jura néolithique, ils nous montrent des sociétés ayant socialisé leurs milieux depuis des millénaires et nous font découvrir l'imbrication des processus et des héritages naturels et sociaux qui en ont fait des anthroposystèmes.
Consulter le site d'Elsevier

Animation de programme de recherche

Contrat de recherche "Vers un « nouvel esprit de la Démocratie ». Concertation instituée et mobilisation citoyenne autour de l'aménagement de l'écoquartier intercommunal de l'Union – Roubaix, Tourcoing", Programme de recherche Concertation, Décision, Environnement (MEEDDM, ADEME et CDE) (2010-2013).
Cette proposition a pour objectif général de mieux comprendre les mécanismes de reconnaissance et d’intégration des enjeux participatifs lors de l’élaboration d’un projet d’Ecoquartier. Loin de constituer une étape obligée, la participation peut-elle constituer une procédure de reformulation des intentions et des modalités de réalisation d’un projet « durable » ? Nous souhaitons mener une recherche-action sur le cas de l'aménagement de l'écoquartier de l'Union. Notre objectif central est que l’enjeu écologique entraîne une reformulation des pratiques de concertation. Cet enjeu a été construit différemment par les acteurs (mouvements sociaux, collectivités, SEM). Mais il est progressivement passé d’un statut périphérique à une question qui entraine la renégociation des objectifs du projet d’aménagement. Par conséquent, loin de constituer un simple objet de la participation, il conditionne les procédures du dialogue, en élaborant un nouveau cadre d’appropriations des objectifs du projet. Ainsi, l’enjeu écologique permet de renégocier l’articulation entre les questions sociales et environnementales. Sur ce territoire façonné par l'histoire industrielle et les luttes urbaines et sociales, nous voulons étudier les conséquences des formes d'articulation entre concertation instituée et nouveaux mouvements sociaux en demande de développement durable et de gouvernance. Cela permettra d’interroger la manière dont la labellisation récente de projet en « ecoquartier » induit une reformulation des intentions des commanditaires. Au-delà, il s’agit de comprendre comment l’articulation des questions écologiques et sociales induit, ou pas, une réévaluation des procédures participatives.
Voir la présentation du PPT lors des journées d'études du CDE, 4-5 février 2010, Grenoble : télécharger le document ici
voir la présentation de la Zone de l'Union, par le Collectif de l'Union ICI

Contrat de recherche, Ministère délégué à la Recherche et aux nouvelles technologies- Direction de la Recherche , Action Concertée Incitative, « Sociétés et cultures dans le développement durable ». Recherche : "Instituer le développement durable. Apprentissage, appropriation, application : le cas des acteurs locaux" (2003-2006).

Le programme proposé se situe dans l’axe “ Gouvernement des sociétés et action collective ”. L’équipe de recherche se propose de mener une réflexion autour de l’évolution des formes de négociations entre acteurs locaux en vue d’élaborer des projets liés au Développement Durable à partir d’une approche localisée des mécanismes d’apprentissage et d’appropriation. Dans cette perspective, la démarche générale consiste à réaliser une étude empirique de différents espaces locaux dans lesquels prennent place des acteurs qui s’investissent sur une question liée au développement durable. L’objectif est de comprendre comment l’usage de cette thématique participe à la redéfinition des formes de la négociation et de la décision politique locale (enjeux d’institutionnalisation, de professionnalisation du Développement durable mais aussi reconfiguration des relations de pouvoir). La présentation des différentes stratégies en jeu autour de l’usage de cette notion doit permettre une meilleure compréhension des cultures propres à chaque acteurs. On pourra ainsi regarder comment ils intègrent le développement durable dans leurs savoirs et leurs pratiques, et dans quelle mesure cela modifie leurs rapports avec les partenaires locaux (collectivités locales, entreprises, associations et citoyens). Membres de l’équipe : Villalba Bruno (coordinateur), Epee Ariane, Frère Séverine, Goxe Antoine, Nonjon Magali, Roussel Isabelle, Ollitrault Sylvie, Hélène Duriez et Sandrine Rousseau
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Colloque International/ International Conference : « Instituer le développement durable. Appropriation, professionnalisation, standardisation »/« Instituting sustainable development. Adaptation, professionalization, standardization », les 8-9-10 novembre 2007, Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociale de Lille 2, Lille (Nord-Pas de Calais, France) . Organisé par le Réseau Développement Durable et Territoires Fragiles (rddtf) et le Centre de recherches administratives, politiques et sociales (Ceraps), Lille 2, avec la participation du CNRS, IEP de Lille, Universités de Lille 2 et Lille 1, EREIA, IFRESI, CLERSÉ, IREENAT, IRD et CRAPE sous la direction scientifique de Bruno Villalba (Ceraps-IEP de Lille). Nous assistons actuellement à une étape décisive de l’institutionnalisation du concept de « développement durable », qui consiste notamment à élaborer un accord minimal sur son utilité. Loin de constituer un référentiel contraignant, le développement durable fait plutôt l’objet de compromis socio-politiques, qui témoignent de la capacité d’adaptation de cette notion aux contextes économiques, politiques et culturels qui voient son adoption. Le colloque se propose d’interroger les mécanismes d’institutionnalisation du développement durable. En tenant compte de l’articulation des échelles géographiques (internationale, nationale et locale), des interactions entre divers réseaux d’acteurs (notamment d'expertise), et de l’instauration de compromis institutionnels entre acteurs concernés, le colloque sera donc l’occasion de confronter les analyses empiriques et théoriques des formes de diffusion, de traduction, de professionnalisation et d’appropriation du développement durable. L’accent sera mis sur l’étude des stratégies d’intégration de cette notion et des re-formulations nécessaires et opératoires, qui opèrent particulièrement auprès des acteurs locaux (responsables politiques, dirigeants d’institutions, réseaux d’entreprises, secteurs militants, etc.). Pour cela, quatre ateliers tentent de saisir les principaux enjeux transversaux en cours : Atelier 1 : Appropriations : Cet Atelier interrogera les modes de diffusion et d’acquisition des connaissances théoriques et pratiques liées au DD ; Atelier 2 : Professionnalisations : comment l’acquisition du savoir-faire participe à la redéfinition pratique des principes généraux du DD ? Atelier 3 : Comportements : il est destiné à étudier les procédures d’inculcation des concepts généraux du développement durable aux acteurs concernés ; Atelier 4 : Codifications : il questionne les formes d’élaboration de compromis (techniques, scientifiques, juridiques…) aboutissant à l’adoption d’une règle contraignante pour les acteurs concernés. Le colloque bénéficie du soutien du Conseil régional du Nord-Pas de Calais, de Lille Métropole, de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, Ville de Lille, Conseil général du Nord et le soutien des revues Développement durable et territoires, VertigO et la Revista de Derecho Ambiental et Vertitude Magazine.
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Contrat de recherche, Plan Urbanisme Construction Architecture, Ministère de l'écologie et du Developpement durable, « Politique de coopération décentralisée : durabilité et réciprocité. » (2005-2007), B. Villalba, J.-B. Picheral (dir.).

L’équipe de recherche se propose de mener une analyse des procédures de coopérations construites suivant les orientations du développement durable. Les réflexions sur les stratégies d’élaboration et d’application du développement durable sont de plus en plus à élaborer dans une approche comparative, qui permette d’évaluer les savoirs-faires mobilisés, ainsi que les procédures élaborées (coopération versus co-élaboration). Dans cette perspective, la démarche générale consiste à réaliser une approche croisée —sur le plan disciplinaire mais aussi empirique— autour de deux politiques de coopérations menée par une collectivité locale (la Communauté urbaine de Dunkerque, qui a inscrit le développement durable comme fil conducteur de son action depuis quelques années). Les deux opérations sont: 1) La coopération transfrontalière en processus de construction vers un district Européen avec la Flandre occidentale belge. 2) La coopération « pilote » dite Euro-Gaza menée par la communauté urbaine de Dunkerque, les Villes de Barcelone et de Turin, avec la municipalité de Gaza. Equipe de recherche: - Bruno VILLALBA, Ceraps-Lille 2, co-animateur du Réseau Développement Durable et Territoires Fragiles (voir http://revue-ddt.org); Ariane EPEE, Ceraps-Lille 2; Sophie RANCHY, Institut de recherche sur l’évolution de l’encadrement normatif des activités transnationales IREENAT (EA n° 3612), Lille 2; Olivier RATOUIS, Maître de conférence en urbanisme, aménagement de l’espace Institut des Mers du Nord, Université du Littoral de la Côte d’Opale, Dunkerque; Christophe BEAURAIN, Maître de conférences en économie, Institut des Mers du Nord, Université du Littoral de la Côte d’Opale, Dunkerque; Jean-Blaise PICHERAL, Communauté Urbaine de Dunkerque
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Contribution à des programmes de recherches

Appel d’offre PEVS «Territoires, environnement et nouveaux modes de gestion : la « gouvernance en question» (2003-2006), «Gouvernance et territoires face à l’émergence des stratégies du développement durable : les espaces à forte contrainte environnementale de la Région Nord-Pas-de-Calais.», Claude Kergomard (dir.)

La recherche porte sur l’Axe : « Le bassin minier face à ses séquelles écologiques ». L’ensemble de séquelles écologiques héritées directement de l’extraction minière et des activités industrielles associées dans l’ex-Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais : les friches minières et industrielles, la destructuration du sous-sol et ses conséquences, les pollutions de stock (sols et nappes). Avec Bertrand Zuindeau, Antoine Goxe, , Gwnénael Letombe, Jérôme Longuépée
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Publication suite à la recherche :

 

 


« Les mobilisations et les associations liées au cadre de vie et a l’environnement dans une région de tradition industrielle : Le cas de l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. » Frédéric Sawicki (directeur de la recherche) (Catherine Neveu, Bruno Villalba, Ariane Epée, Rémi Lefebvre), Centre de recherches administratives, politiques et sociales, Université de Lille 2, Juin 2001. Appel d’offre “Dynamiques du cadre de vie et actions associatives” Ministère de l’Equipement, des Transports et du logement, Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement

Epee Ariane, Villalba Bruno, " specificités et diversités du champ associatif local : defenseurs, usagers, gestionnaires de l'environnement dans l'arrondissement de lens” Télécharger le rapport final ici

Bruno Villalba, "La Canche : la parole et la gestion. Les acteurs associatifs et le risque d’inondation", in Laganier Richard (dir.), "Méthodes pour une gestion intégrée du risque d’inondation à partir de l’analyse du bassin versant de la Canche", Programme national " Risque inondation " relevant du GIP Hydrosystèmes, novembre 2001.


Sociologie des partis minoritaires et des comportements marginaux

Le travail sur les "marges" de l'activité politique partisane permet d'examiner les sens, les bases de déclassements et de reclassements, et par conséquent sur les choix et les enjeux, et finalement, sur les responsabilités politiques.

Travailler sur la marge permet de réfléchir sur la proximité immédiate, et aussi sur l'indication des limites qui définissent les pratiques, les normes et les usages du jeu des partis.

Ce travail comprend donc une approche générale sur la notion de petits partis. Comment les appréhender, les étudier et ainsi comprendre leurs rôles dans notre système politique.

Outre les travaux sur l'écologie politique, et notamment sur les partis Verts, nous avons développer une analyse sur une formation spécifique au regard de cette thématique : le Front national. Nous avons souhaiter une approche originale, celle des rapports que cette formation entretient avec le Droit. C'est l'objet d'un séminaire de recherches sur "Le Front national au regard du droit".


Autres publications sur le Front national

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B. Villalba, X.Vandendriessche (dir.), 2001, Le Front national et le droit, Presses Universitaires du Septentrion, 176p. 

Le GERAP-GREFF (Groupe d’études et de recherches sur l’administration publique - Groupe d’études et de recherches sur l’éthique financière), sous la direction de Xavier Vandendriessche  et Bruno Villalba a organisé à la Faculté de droit de Lille II, un séminaire à vocation nationale et interdisciplinaire (Droit et Science Politique) intitulé "Le Droit et le Front national". Le livre rend compte de cette réflexion. 
Présentation de l'éditeur : "Le Front national est-il un parti comme les autres ? Au regard du monde médiatique, d'une large partie de la classe politique, ou bien encore de la sociologie politique, de nombreux doutes ont été émis sur la nature profonde du Front national, et sur les ambiguïtés de ses rapports avec les principes républicains. Qu'en est-il au regard du droit? Dans le cadre démocratique, l'exercice du jeu politique, ses règles et ses limites sont, en partie, délimités par le droit. Dès lors, si l'on confronte les discours et les pratiques du Front national avec les principes juridiques fondamentaux de la Ve République, quelles perceptions nouvelles le droit peut-il nous présenter de ce parti? Sur un sujet aussi polémique, où bien souvent le droit est invoqué comme caution morale par les adversaires du FN comme par le FN lui-même, une réflexion pluridisciplinaire, associant le droit public et privé, mais aussi l'histoire du droit et la science politique, contribue à construire une évaluation critique inédite de la nature de ce parti.
B. Villalba, X. Vandendriessche: Introduction : Le Front National, une aporie juridique? ; S. Kotovtchikhine , MC histoire du droit, Université de Bourgogne : L'action juridique face aux groupements d'extrême-droite à la fin de la IIIe République; B. Villalba, MC science politique, Lille 2 : Qualifier le Front National droit, espace public et autorité politique; J-Y Camus, Politologue, Centre européen de recherche sur le racisme et l’antisémitisme : La négation de crimes contre l'humanité dans le discours du Front National et du Mouvement National Républicain; D. Sistach, MC droit public, Perpignan : Le Front National et les discriminations raciales; X. Vandendriessche, Prof. droit public, Lille 2 : Statut constitutionnel de l'étranger ou érosion des droits fondamentaux? Aperçu de la jurisprudence constitutionnell; J. Saison, MC droit public, Lille 2 : Les Mairies Front National et Le Droit de la Culture; J-Ph. Brouant, MC en Droit public, Lille 2 : Le contrôle de légalité des mairies Front National; E. Dockès, Prof. droit privé, Faculté de droit de Dijon : Le droit et la dissolution des partis d'extrêffie-droite; S. Bourrel, MC en droit public, Nancy II : Le financement des partis politiques et le Front National; Index nominatif et thématique

Lire les recensions: • Violaine ROUSSEL Laboratoire d’analyse des systèmes politiques, Université Paris VIII, in Droit et Société 53-2003 Télécharger la recension Voir le site de la revue D&S voir la fiche ici • Laurent Saadou, revue numérique La science politique, http://www.la-science-politique.com/revue/revue1/article16.htm
Commande:Presses universitaires du Septentrion, Rue du Barreau, BP 199 - F - 59654 Villeneuve d’Ascq Cedex Tél. 03 20 41 66 80 - 100 FF / euros 15,24

Laurent A., Villalba B. (dir.), 1997, Les petits partis. De la petitesse en politique, Paris, L'Harmattan, coll. Logiques Politiques.

"Quel que soit le régime pluraliste, les petits partis existent, perdurent parfois, et revendiquent leur place dans le jeu politique. Pourtant, ils restent peu étudiés par la théorie générale des partis politiques qui concentre l'essentiel de sa réflexion sur les forces susceptibles d'exercer, seules ou par le biais d'alliances électorales, le pouvoir politique. De fait, l'écart est grand entre l'emploi de cette expression "petit parti", communément utilisée par les acteurs politiques, les électeurs ou les observateurs, et la littérature qui lui est consacrée. Un colloque organisé par le Centre de Recherches,  Administratives, Politiques et Sociales (CRAPS) en 1996, puis un livre tente d'amorcer une réponse à ces interrogations." (Présentation de l'éditeur)
Pour une critique du livre ICI

Pratiques désobéissantes

La marginalité des actions politiques nous a incité à travailler sur les pratiques désobéissantes.

L’analyse interdisciplinaire construire sur la pratique de la désobéissance civile a été l’occasion de s’interroger sur les procédures de légitimation de ce mode d’action protestataire, qui semble connaître un certain regain dans les formations politiques minoritaires, mais aussi chez certains acteurs sociaux

« La désobéissance civile. Regards inter-disiciplinaires et paroles d’acteurs », 18 janvier 2005, Lille, Faculté de Droit. La désobéissance civile constitue un défi au Droit et aux règles de la démocratie représentative. L’acte désobéissant connaît aujourd’hui un regain de vigueur, s’appuyant sur de nouveaux registres de légitimité. Une journée d'étude a été organisée en janvier 2005. Charger le programme ici

La désobéissance civile constitue un défi au Droit et aux règles de la démocratie représentative. La désobéissance civile s’enracine dans une histoire ancienne et complexe, que notre société, de plus en plus technicienne et individualiste, réactive. L’acte désobéissant connaît aujourd’hui un regain de vigueur, s’appuyant sur de nouveaux registres de légitimité. La contestation de la règle oblige les systèmes juridiques et politiques, notamment nos démocraties représentatives pluralistes, à reformuler les fondements de l’obéissance du citoyen à la loi. C'est que, contrairement aux contestations de type révolutionnaire, la désobéissance civile est une remise en cause de la règle juridique d'autant plus complexe qu'elle ne se situe pas en dehors du système légal mais en son sein, se revendiquant même comme une forme de participation démocratique à la production de la norme. Loin d’être un simple acte de négation de l’ordre politique, elle se revendique comme une contribution — dont l’expression est certes particulière — à l’extension du champ de la confrontation politique, en dehors des arènes représentatives.
Ces interrogations relatives à la normativité ont déjà fait l'objet de recherches dans les diverses disciplines qui étudient le phénomène juridique. La science politique a, de se son côté, étudié le mécanisme en suivant les formes de mobilisation que génère la figure du désobéissant. En revanche, il n'est pas habituel de les faire se rencontrer pour un travail inter-disciplinaire et encore moins autour de la désobéissance civile. Dans cette matière où débats théoriques et action pratique sont si intimement mêlés, il semble profitable de confronter ces deux points de vue. Ce livre propose donc un échange croisé et parfois contradictoire, sur les raisons et fins de la désobéissance civile.
Coordonnés par David Hiez (Professeur de droit civil, théorie du droit à l’Université du Luxembourg, centre René Demogue de Lille 2) et Bruno Villalba (Politiste, Ceraps, Institut d’Etudes Politiques de Lille), cet ouvrage présente les contribution de Jean-Yves Camus (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), Sandrine Chassagnard-Pinet (droit privé, Lille 2), Brian Doherty (politiste, Université de Keele), Graeme Hayes (politiste, Université de Nottingham Trent), Christian Mellon (Juriste, Centre de recherche et d’action sociales), Mario Pedretti (Politiste, IEP Lille), Nathalie Tanenbaum (Politiste, Centre de Sociologie Européenne, EHESS), Sophie Turenne (juriste, Université de Cambridge), François Vallançon (Professeur de philosophie du droit Paris II).

Les auteurs remercient l’Université de Lille 2 et l’Institut d’Etudes Politiques de Lille.
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Technologie de l'information et de la communication

Le troisième axe de recherche interroge le rapport entre les (nouvelles) technologies de l’information et de la communication et les pratiques politiques, autour de deux directions : la mobilisation partisane et la contribution à la réorganisation de l'espace public.


L'objectif est d'analyser d'une manière comparative l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur le mode d'organisation et de fonctionnement des partis, ainsi que les évolutions que cela peut entraîner sur les logiques de représentations et de participations des militants et des citoyens.

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Programme de recherche européen, programme Cost (Programme 1998-2003): Government and Democracy in the Information Age (COST A14), dans le cadre d'un working group, ICTs and Political Organisations .

Création et à l'animation d'une étude européenne, le Programme Government and Democracy in the Information Age (COST A14, Europe). Le Working Group 2 était centré autour de la thématique suivante : « ICTs and political organizations » (1999-2003). Ce Working group avait comme objectif d’analyser, sur cinq ans, les rapports entre les formations politiques et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et d’apprécier le degré de nouveauté, d’innovation et de continuité qu’opère l’accès des partis à ces nouveaux médias dans l’Europe de l’ouest. L'approche comparée était valorisée, ainsi qu'une confrontation disciplinaire, puisque le groupe était composé de chercheurs de science politique, de politiques publiques, de sociologie ou d'informatique. Outre la constitution d'une base de données des premiers sites internet des systèmes partisants de chaque pays concernés, l'étude a donné lieu à une publication collective.Ma contribution consistait à s'interroger sur les modes de construction des usages par les partis français, compte tenu du contexte technologique de l'époque (méfiance des institutions nationales, scepticismes des formations politiques, carences techniques, etc.) . Cette recherche internationale m'a permis de saisir les modes d'analyse des chercheurs étrangers, notamment dans leur rapport à la construction des terrains d'études et à la mobilisation des données quantitatives.

 

Intervention dans le cadre de recherches pluridisciplinaire, animées par E. Fichez et P. Grevet, sur le thème "Technologies informationnelles des sociétés contemporaines (TISC)". Ce projet a fait l'objet d'un séminaire de recherche au cours des années 200-2002.

Deux axes de réflexions autour de ces mobilisations partisanes.

Le premier consistait à étudier l'acquisition d'une expertise par les partis politiques vis-à-vis de cet outil, afin d'optimiser leurs campagnes électorales. En étudiant les modes de diffusion de cette technique, d'une campagne à l'autre, d'un territoire à l'autre, il devenait possible de comprendre les manières de professionnaliser l'usage de ce support , et notamment la conciliation entre les habitudes partisanes des structures (logiques de représentation, fonctions du porte-parolat, autonomie d'action des militants, etc.) . Villalba B., Magniant Stanislas, 2002, « Mobilisations politiques locales et nouvelles technologies de l’information et de la communication. Etude de cas: le Michigan et le Nord-Pas de Calais », in Serfaty Viviane (eds.), L’Internet en politique, des Etats-Unis à l’Europe, Collection Sociologie politique européenne, Presses universitaires de Strasbourg, p. 131-154. Villalba B., Benvegnu Nicolas, printemps 2002, « Us et coutumes de l'interactivité en campagne. Les sites des candidats aux élections », Terminal, n°87, p. 53-64. Villalba B., Greffet Fabienne, 10-11 septembre 2004, « Internet for Local Activism in French Political Parties », Paper to be presented at the Workshop «The political Uses of the Internet», Budapest, Pr. Kiss Balázs)
Participation à L'Observatoire de la net-campagne, ayant vocation à étudier les sites des partis politiques et des élections présidentielles et législatives de 2002, sous la direction de François Freby

Le second tentait de tirer les enseignements sur la professionnalisation de ces usages par les partis (militants, élus, structures, etc.). La co-direction d'un dossier, avec l'économiste Thomas Lamarche, sur le thème « Quand la politique digère internet… Entre pratiques professionnelles et banalisation, quelle place pour l’innovation ? », a permis de faire le point sur la manière dont les partis politiques, avaient, en quelques années, su s'approprier les supports technologiques de l'internet . Le dossier, grâce à son approche comparative internationale, met en avant les difficultés pour l’espace politique représentatif (logiques institutionnelles mais aussi partisanes) à assimiler les différentes potentialités délibératives proposées par les TIC. Ma contribution s'interroge sur les mécanismes militants préexistant à l’intégration des TIC dans les procédures délibératives internes (construction, diffusion de l’information, espaces collaboratifs). L’enquête réalisé auprès du personnel salarié et des principaux animateurs bénévoles met en avant les objectifs de professionnalisation (cohérence de l’information, réactivité contrôlée et soumise aux impératifs du champ politique, etc) qui s’érigent peu à peu. J'ai ainsi, à cette occasion, montrer comment les Verts avaient su acclimater les capacités du net à leurs propres logiques internes, en privilégiant cependant un contrôle sur le contenu éditorial des sites, en fonction des contraintes identitaires du parti . Villalba B., Lamarche Thomas (eds.), 2005, Dossier « Quand la politique digère internet… Entre pratiques professionnelles et banalisation, quelle place pour l’innovation ? », Revue Terminal, n°92, édition L’Harmattan.

 

Les TIC : contribution à une reformulation de l'espace public

La réflexion sur les frontières de l'espace publique sont largement interrogées depuis quelques années en raison de l'irruption de nouveaux outils techniques qui contribuent à faire bouger les formes de construction et d'évolution de cet espace. Cela peut aller d'une réflexion générale sur l'espace publique en lui-même, où plus précisément, dans mon optique, sur une confrontation entre les formes de cadre technique de construction de cet espace.

Construction de l'administration numérique

Contribution à des recherches interdisciplinaires et comparatives conduites par le Prof. Jean-Jacques Lavenue, autour de la thématique de la construction de l'administration numérique. J'ai ainsi pu travailler sur les manières dont les gouvernements de certains pays du Sud (Tunisie, Liban) mettaient en place une politique d'e-administration. Ainsi, dans le cadre du Programme Comité mixte Franco-Tunisien pour la coopération universitaire (Cmcu), « E-gouvernance et politiques publiques. Stratégies pour un développement de l'administration électronique » (2003-2005) j'ai étudié les formes de régulation des TIC dans les usages de la e-administration. Où il apparaissait que l'Etat tunisien, conscient de l'impératif économique que représenterait l'importance d'une dématérialisation d'une partie de ses fonctions régaliennes, devrait aussi gérer une ouverture de son espace public (via les mécanismes de démocratisation de l'accès à ce support technique)
Co-organisation du colloque international"Administration électronique et qualité des prestations administrativesAnalyses des processus concrets d’adaptation du service public". les actes sont consultables sur le site, ici. Télécharger le programme.
Villalba B., 10-11 novembre 2005, « Appropriation de l’administration électronique par les usagers. L’expérience Tunisienne. », intervention Colloque international, Tic et qualités des prestations administratives, Tunis, Université de Tunis El Manar & Lille 2.
Villalba B., 2006, « Stratégies tunisiennes pour une appropriation des technologies de l’information et de la communication par les usagers », in Ben Letaïef M., Lavenue J.-J., Les technologies de l’information et de la communication et la qualité des prestations administratives, Presses universitaires de Tunis, Tunis, p. 297-312.

Perspective critique à l'égard des usages des objets techniques.

• Cette perspective s'enracine dans une confrontation entre certaines questions théoriques sur les dispositifs techniques et les modalités de leurs mises en oeuvre par les institutions prescriptives de normes et de comportements. Comment les dispositifs des TIC, porteurs de valeurs implicites (modernisation, efficacité, démocratisation...), participaient de fait à un processus de perte d'autonomie de l'individu dans son rapport au pouvoir politique.
Villalba B., nov. 2004, « La vision technicienne de la qualité : une e-administration conforme aux seules normes techniques ? », Lavenue J.-J. (dir.), colloque international, Administration électronique et qualité des prestations administratives. Analyses des processus concrets d’adaptation du service public, Lille, Faculté de Droit, le 19 Novembre 2004.

• « CAnADA, Comportements Anormaux : Analyse, Détection, Alerte » (2007-2009), (Armines-école des Mines de Douai ; Lifl télecom Lille ; Liris, Lyon ; URECA, Université de Lille 3, Ireenat, Lille 2). Séminaire interdisciplinaire destiné à analyser le décalage entre la procédure formelle de construction d'un dispositif d'alerte automatique (par interconnexion, sans action humaine, de bases de données numériques) et les considérations politiques et juridiques que cela soulève. Le programme de recherche CAnADA associe informaticiens, juristes et politistes souhaitant analyser les méthodes de captation et de détection en temps-réel et à partir de la vidéo, des comportements anormaux de personnes dans un lieu accueillant. Télécharger l'affiche du séminaire CAnADA

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Ce travail vise à étudier les forces politiques locales de la région Nord-Pas-de-Calais (59-62). Signalons notamment les publications suivantes:
"La rose et le myosotis. La gauche plurielle aux élections régionales de 1998", in Dolez B., Laurent A., Wallon-Leducq  C.-M. (dir.), 1998, Lille, Septentrion, coll. Histoire, 1998
"Le temps perturbé : logiques territoriales et temporelles des alliances électorales", in Dolez B., Laurent A., Wallon-Leducq C.-M. (dir.), La revanche de la gauche, Les élections législatives de 1997 dans la région Nord-Pas-de-Calais, Lille, Septentrion, coll. Histoire, 1998, pp. 57-76.

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